Sondage installation, suite

Après les nombreuses réponses à mes questions pratiques (ici) je m’interroge sur le ton plutôt négatif de certains commentaires. Du coup j’ai envie de rajouter une question,qui me semble essentielle et à laquelle je n’ai jamais entendu de réponse quand j’y pense, souvent cela appelle les remarques sur les soucis de l’installation plus que sur les points positifs.

Alors: Pourquoi êtes vous contents d’être installé? Pourquoi c’est mieux que de remplacer, d’être collaborateur ou salarié?

Je pose la question vraiment naïvement, parce que cette sacrosainte liberté, comme seul argument positif, m’intrigue…

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A propos BabydoOc

Interne en médecine générale à Miniville, se demandant où elle va, par quel chemin et dans quel état...
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16 commentaires pour Sondage installation, suite

  1. doudou13314682 dit :

    la liberté est fondamentale surtout si on considère la sujétion des autres statuts l’essentiel demeure la création et l’approfondissement de la relation privilègiée avec sa patientèle qui nous nourrit au quotidien

  2. Je vais prendre ça comme « qu’est-ce qui te donnerait envie de t’installer » ?

    Construire une relation suivie avec mes patients, basée sur la confiance, pouvoir avoir la suite que je fais quelque chose, savoir si ça marche ou pas.
    Pourvoir travailler comme je le veux, avec le matériel que je veux, faire les gestes que je veux.
    Prescrire ce que je veux.
    Travailler les jours que je veux, et finir à 17h le lundi si j’ai envie.

  3. goldoralex dit :

    C’est pas mieux, c’est différent (singulier devrais je dire)

    L’installation en libéral n’est plus l’aboutissement naturel des études de médecine générale comme il l’était auparavant. Le remplacement ou le salariat sont confortables et presque aussi bien rémunérés (voire mieux en salaire horaire) en raison des charges qui pèsent sur le bilan comptable des cabinets. C’est un cheminement personnel qui fait que certains s’installent et d’autres non. Je suis d’accord avec les avantages énoncés par Docmam: d’abord, il faut aimer le métier de MG (cf les 5 piliers de la MG), ensuite il faut vouloir poser ses bagages. Par ailleurs l’exercice libéral s’il l’est de moins en moins, le reste quand même 1 peu et la relation particulière de confiance que la plupart des gens ont en leur médecin de famille est une réelle source de satisfaction professionnelle (ils ont le choix de leur médecin traitant mais pas de son remplaçant, ce qui est assez frustrant quand on est remplaçant et que les patients préfèrent attendre le retour de l’autre).

    Quand tu remplaces, tu es obligé de t’adapter en permanence et tu n’es jamais satisfait des conditions de travail (organisation, matériel, hygiène, horaires, rythme de travail, type de médecine), tu est souvent amené à faire de la route si tu dois t’éloigner des villes de CHU pour trouver du taff en dehors des périodes scolaires (ou un nombre d’acte suffisant durant ces périodes). En remplacement régulièrement dans les mêmes cabinets on s’habitue et on fait avec, mais les patients finissent par nous connaitre et nous faire entièrement confiance (ou pas! selon les qualités/défauts des médecins remplaçants pas meilleurs que certains de leurs ainés, dont on aime pourtant moquer les pratiques, le temps ne fait rien à l’affaire…)

    Pour s’installer il faut un peu idéaliser son métier de médecin, on ne fait pas 10 ans d’études pour être remplaçant toute sa vie, même si en pratique beaucoup de/certains pragmatiques le font, car c’est un paradoxe quand on est installé, on est moins libéral qu’en remplacement, la charge administrative et comptable s’ajoutant à la continuité et la permanence des soins (bien que selon moi ces 2 dernières fassent partie intégrante du métier de MG, je conçois que ça puisse gêner certain(e)s confrères(soeurs) surtout dans des secteurs plus agités que le mien.

    La collaboration (en dehors du remplacement régulier, cf ma réponse à ton billet précédent) allie à moyen terme les avantages et les inconvénients de l’installation sans engagement « définitif » auprès des titulaires et par conséquents des patients (et je pense qu’il faut être clair dès le début vis à vis d’eux sur la probabilité/éventualité de départ à moyen terme). Elle permet de tester dans la vie réelle le métier de médecin installé et les relations professionnelles au sein d’un cabinet avant de sauter le pas de l’installation. A réserver aux indécis de l’installation, aux craintifs de l’engagement financiers ou à ceux qui veulent pouvoir bouger dans les 3, 5 ou 10 ans (mutation du conjoint, changement d’activité +/- programmé…). A plus court terme mieux vaut être salarié, remplaçant (sauf cas particulier, qui doit être extrêmement rare, de la collaboration transitoire dans un cabinet en recherche d’un associé).

    Signé: un futur installé en cabinet de groupe(futur marié!) semi rural, encore idéaliste, pas encore désabusé/cynique. Toujours collaborateur, passé du remplacement régulier 3 jours par semaine (qui ne nourrit pas son homme) à une collaboration/succession, après 5 ans de remplas (en ayant vadrouillé pas mal).

  4. ChtiDoc dit :

    Salut,

    Alors pour ma part, quand j’étais remplaçant, je bossais souvent au sein de cabinet à « vaste » patientèle. Normal, afin d’avoir des rétrocessions intéressante. Cela me permettait de bosser à côté dans des cabinets plus cool, dans lesquels je disposais de davantage de temps pour les patients, pour faire du « bon boulot ». Malheureusement, remplacer un confrère qui se limite à 20 patients par jour, cela t’en fait 10-15 par jour et donc la rétrocession est forcément moindre (avec en sus les frais de véhicules etc.). Mais je commençais à en avoir ras le bol des pratiques « abattage ».

    Cependant, remplacer, j’adorais. On alterne les secteurs, les paysages, les habitudes, les patients (mais à force, on finit par bien les connaître les patients)… Il n’y a pas de monotonie.

    Pour moi, le hic, çà été la scolarisation prochaine de ma fille : je remplace à toutes les vacances scolaires. Donc quid de ma fille pendant les vacances ? Et puis, me lever à 5-6 heures parfois… J’en avais assez.

    Donc j’ai créé. Je peux ainsi passer pas mal de temps avec les gens (j’ai le temps avec 4 patients par jour). Parfois, je reste une heure une heure et demi. Je les mesure TOUS, les fait souffler dans mon peek flow, discute etc. J’ai mon logiciel, je scanne tout, note tout, ne reçoit pas les labos. Bref, je bosse comme je l’ai toujours souhaité. Je veux me limiter à 20 patients par jour en moyenne. Avec les charges, je risque de ne pas gagner plus que lorsque je remplaçais, mais le cabinet est à 1 km de mon domicile. J’économise sur le comptable (je fais tout moi même), cela me change un peu du quotidien.

    Donc une création pour bosser à ma façon, là ou je le voulais, pour ma fille, PAS pour l’argent, et puis aussi PAR CRAINTE des mesures (à venir?) coercitives envers les remplaçants. Si dans trois ans on me dit : « finito, tu ne peux pas t’installer là… Par exemple un départ à la retraite pour une installation (je suis en urbain) = flambée des patientèle = je n’ai plus qu’à me casser à la campagne… Il y a une TRES GROSSE INCERTITUDE à ce niveau là…»

    Donc je suis globalement TRES satisfait, je ne crains plus l’avenir (mesures coercitives envers les remplaçants?), je vois davantage ma fille, je prends mon temps avec les patients, je gagne beaucoup moins d’argent (j’en perds beaucoup pour l’instant) et l’on verra… Alea jacta est.

  5. cecile17 dit :

    le suivie de mes patient ,entendre le cœur d’un enfant dans le ventre de sa mère ,et l’écouter 10 ans plus tard pour le certificat de sport
    la relation d’aide , la communication ,l’approche centré sur le patient ,le temps que j’ai pour mes patients ,on est jamais pressé (dans le suivie longitudinale ),mince j’ai oublier de prescrire le dépistage du cancer du colon ,bin ,je le ferais plus tard
    la prise en charge dans la globalité ,et pas par le petit bout de la lorgnette
    tout cela c’est le médecin de famille ,le « libéral »qui le fait et qui est fier de le faire
    après une journée a se faire respecter ,a éduquer les patients ,a éviter une hospitalisation,on a le sentiment du travail bien fait, et pourquoi on le fait
    le burn out c’est la plupart du temps pour ceux qui on oublier le sens de leur métier et qui ne savent plus dire non
    continue bien ta réflexion est n’écoute pas les oiseaux déprimés

  6. rameau dit :

    Quelque soit ton organisation de travail, tu auras toujours des chefs, des supérieurs.
    Qui bien sûr te font chier.
    S’installer, c’est avoir environ 750 chefs, tes patients.
    Sauf que tu peux les virer, peut-être pas tous, mais les plus chiants.

    Voilà pourquoi je suis installé.

    Michel

  7. Voilà tout comme docmam. Mais aussi échapper à la hiérarchie féodale hospitalière. Ne pas courir après les remplacements. Avoir son cabinet à soi. Le gérer comme je veux. Etre libre de faire la médecine que je veux sans avoir de compte à rendre à qui que se soit. (Supérieur hospitalier ou remplacé). Pour moi c’est fondamental.
    Et OUI je suis HEUREUX d’être installé. Vraiment.

    • BabydoOc dit :

      Merci à tous pour vos messages, les sondages ont la cote en ce moment, les réponses sont nombreuses 🙂 ça alimente bien ma réflexion…

      @Dr Stephane Ah il y en a alors des médecins installés heureux! 😉 Ouf

      @Michel Votre message m’a fait sourire, merci.

      @Cecile17 J’ai plein de raison extraprofessionnelles de déprimer, alors oui je réfléchis dans mon coin mais en vrai je n’écoute pas trop les burnoutés qui tente de me plomber le moral

      @Chti Doc Concernant les potentielles mesures coercitives, c’est un argument fréquent des médecins qui cherchent un repreneur, dans quelle mesure sait-on a quelle sauce on sera mangé? Est-ce un problème partout? Je ne vois pas comment dans 3 ans à Miniville il y aurait tant de médecins qu’on me dirait « non pas ici »… Je tenterai des rempla dans des grosses villes « pour voir » si l’occasion se présente mais vu ce qu’en disent les médecins que je connais et dont la pratique me ressemble, je pense que ça risque de ne pas me plaire…

      @goldoralex ben félicitations pour tout alors!

      Enfin une question (peut-être est-ce ce que veut dire Fluorette sur la différence ville/campagne?), on en revient toujours à la liberté, de faire la médecine qu’on veut, avec les patients qu’on veut, les horaires qu’on veut… OK mais les patients à Miniville si je leur dis « trouvez vous quelqu’un d’autre » il vont me répondre avec raison qu’il n’y a pas d’autre médecin pour les recevoir, et si je veux finir à 17h le lundi je vais en entendre parler non seulement à chaque consult’, mais aussi en cherchant mon pain et en allant chez le garagiste ou à la salle de sport (Miniville c’est environ 10000 habitants, on croise des gens qu’on connait dès qu’on passe sa porte). A part aller vivre loin ou ne plus sortir et faire livrer le pain et avoir mon jardin comme seul loisir, je suis coincée 🙂

      • Oui j’ai les mêmes réflexions, et c’est pour ces raisons que si je m’installe à Trouville, je n’y habiterait pas.
        Après c’est une question d’habitude : les gens vont râler que tu finisses à 17h au début, parce qu’avant c’était pas comme ça et gnignigin et puis ils vont s’y faire. A toi de ne pas céder. Comme tu dis : soit ils s’adaptent à tes méthodes, soit ils font 15km pour en trouver un autre… donc ils vont s’adapter. Je dis pas que c’est facile.
        A BledPaumé, il n’y a qu’un médecin, et il ne travaille pas le vendredi après midi, et c’est comme ça, et les patients ne disent rien.

      • goldoralex dit :

        en rural profond, tu es plus ou moins obligé de vivre au milieu des patients (sauf à faire de la route), contrairement à la ville ou campagne proche où tu peux vivre de manière plus anonyme. Je n’habiterais pas dans la petite commune où je travaille ni dans petite ville à côté, chef lieu du canton, mais plutot dans le secteur à coté (ville moyenne).

        Il n’y a pas de honte à refuser des rdv faute de place, ou en cas d’absence ponctuelle, à mon avis il faut te faire respecter dès le début et faire comprendre que toi aussi tu as une vie/des problèmes. Après c’est une question d’organisation: tu peux travailler sur rdv exclusivement (ex 3/heure en laisser une quatrième plage/heure pour les « urgences » du jour souvent plus rapides, exception faite des « urgences » psy et des patients à cherconfrériser en urgence si tu n’as pas de secrétaire) ou bien tu peux décider de laisser une plage de consultation sans rdv 1 ou 2 soirs par semaines où tu sais que tu finiras tard (ferme la porte à l’heure et termine avec les gens qui sont déjà en salle d’attente, sinon il va en arriver jusque minuit!).
        Si tu veux faire plaisir à tout le monde, tu vas te faire bouffer, les patients appellent avant 7h, pendant que tu manges le midi, le soir à 19h55 et même plus tard et ça ne peut jamais attendre le lendemain (c’est compréhensible, ta vie personnelle, ta santé mentale et physique sera toujours moins importante à leurs yeux que les leurs).

        J’ai remplacé un MG en ville, rdv pleins 1 semaine à l’avance ou presque, quelques urgences entre deux rdv tous le jours, tous les jours du retard donc, mais du coup aussi moins de cs inutiles (fièvre à 38 à j1, mal de tête qui est passé le lendemain, gastro chez un adulte sain, bb qui fait un pet de travers…) toutes ces motifs qui prennent 5 minutes et qui rapportent 23€ (c…..nerie de paiement à l’acte) mais qui ne justifient pas de voir un médecin.
        Les renouvellements sur plusieurs mois, permettent aussi de libérer des créneaux (en villes surmédicalisées les médecins que je remplaçais voyaient leurs chroniques mensuellement voire bi mensuellement, à la campagne et en ville moins dotées: tous les 3 mois voire 6 à 12 mois selon ttt).
        Le fond de ma pensée: tu fais comme tu décides et tes patients s’adaptent (et tu fais fuire les em….deurs), mais illusoire de vouloir être à mi temps en rural (où tu peux cependant avoir une pratique beaucoup plus pointue, diversifiée et technique si pas de spé à proximité, c’est très valorisant, loin de la bobologie et ça rend vraiment service au gens qui t’en sont encore un peu reconnaissant).

  8. DocEmilie dit :

    Je suis installée depuis 10 ans et je ne le regrette pas. Bien sur il y a des « points noirs » mais à mon avis comme dans tout métier, salarié ou non.
    Alors, pour contre-balancer, quelques points positifs :
    – tu organises ta vie comme tu veux, tu choisis tes horaires, tu peux rentrer manger avec tes enfants à midi si tu veux, tu peux prendre une journée pour les accompagner en sortie scolaire si tu veux, tu peux te garder une demi-journée « pour toi » si tu veux …
    – tu organises ton travail comme tu veux : sur RDV ou non, labos ou non, suivi gynéco ou non, gestes techniques ou non … Cela n’est pas possible si tu es remplaçant, difficile en tant que collaborateur.
    – tu SUIS les patients dans leur globalité médicale et aussi familiale, sociale (et ils te suivent aussi, prennent de tes nouvelles et de celles de ta famille). Tu connais les évolutions de leur histoire, résultats des examens que tu demandes, efficacité des traitements que tu prescris …
    – tu ne travailles pas seul, même si tu es seul dans ton cabinet. Je vais régulièrement « frapper » à la porte de mon associé pour avoir son avis sur un cas, un résultat d’examen. Je téléphone très souvent aux spécialistes qui gravitent autour d’un patient, pour avoir leur avis, pour en discuter de vive voix. Je fais partie de réseaux ville-hôpital (cancer, insuffisance cardiaque …) qui permettent de s’investir plus ou moins et qui associent formations, partages de données médicales concernant les patients … Je participe chaque année à plusieurs séminaires de formation continue qui sont là encore l’occasion de discuter avec d’autres médecins de notre façon de faire en général ou de cas précis. Bref, je n’ai pas l’impression d’être seule.

    A mon avis, difficile de réunir tous ces points positifs en étant remplaçant, collaborateur ou salarié !!!

  9. Fluorette dit :

    Je dirais que tous les avantages cités ci dessus sont permis en ville. A la campagne c’est un peu plus compliqué. J’essairai de prendre le temps de faire un post, il me trotte déjà dans la tête depuis un moment.

    • Ca dépend vraiment des coins. A BledPaumé les patients sont disciplinés et y’a pas de soucis. Et on est à 10 km du prochain médecin, et à 40km du CH de GrosseVille.
      Mais c’est sûr que c’est plus facile de faire un temps partiel quand il y a un autre médecin pas loin pour prendre le relai tes jours d’absence.

  10. le toubi dit :

    Pour moi, çà a été beaucoup mieux de m’installer que de remplacer pour 2 raisons principalement :
    1/ j’en avais marre d’être « dans les chaussures des autres » ; çà devenait inconfortable de devoir travailler en tenant toujours compte de la façon de faire du remplacé. J’avais vraiment envie de faire à ma façon, avec ma personnalité, mes convictions, mes savoirs et j’avais le sentiment que je n’arrivais pas à être complètement moi-même en remplacement.
    2/ l’attitude des patients change complètement, la confiance qu’ils placent en « leur » médecin est différente, la relation qui se crée dans la durée n’est vraiment pas la même. Je ne pense pas que les remplaçants, même réguliers arrivent à connaître cela ; les collaborateurs surement que si par contre.

    Après, la liberté de gérer son temps de travail / temps familial ou personnel est très importante pour moi et c’était le gros point négatif dans la décision d’installation par rapport au confort du remplacement. Pour moi, à GrosBourg, il n’y pas trop pénurie de médecin (20 km du CHU de GrosseVille). Et le cabinet de groupe est organisé de telle façon que si on veut parfois finir plus tôt, on peut. On a chacun un jour de repos dans la semaine. Mais c’est qqchose dont il faut avoir discuter longuement avant…
    J’ai de plus en plus de jeunes collègues, hommes et femmes, qui s’installent à 2 sur un cabinet et font un « gros mi-temps » chacun. Je pense qu’ils gagnent presque autant que moi qui fait, disons, un 80%… (si on considère qu’un temps plein c’est 25 à 30 patients par jour 5 jours et demi par semaine)

    Pour ce qui est de la vie locale, j’habite à 3 km de GrosBourg, à PetitVillage. Je croise des patients à la boulangerie, à l’école, etc… Cà ne me dérange pas et je n’ai jamais eu encore de remarque désagréable, même sur mon jour de repos. (Bon, je ne glande pas non plus à la terrasse du café !). Au contraire, je crois que les gens apprécient de voir que je vis comme eux, avec eux. Certains connaissent mes enfants, savent où j’habite. J’essaie de m’impliquer un peu dans la vie locale ; j’ai la faiblesse de penser qu’ils peuvent apprécier çà aussi.
    Bref, l’installation à Miniville, je recommande, à condition qu’il n’y ait pas pénurie de médecins évidente dans les 10 ans à venir ; genre 2 autres médecins de 63 ans qui bossent seuls comme des dingues. Ceux-là on est certain qu’ils n’auront pas de successeur. Où alors il faut préparer le terrain ; venir tout de suite à 2, et prévoir l’évolution vers un nouveau groupe ou maison de santé dans les 10 ans…
    On a toute la médecine générale de demain à inventer ; alors allons-y. Innovons ! Les patients et les médecins n’en seront que plus heureux… et pourquoi pas mieux soignés !
    Les grincheux continueront de toute façon de grincher… Tant pis pour eux.

  11. ChtiDoc dit :

    @BabyDoc

    Pour les menaces pesant sur les remplaçants, on a déjà frolé la catastrophe cet été (voir ici si tu n’étais pas au courant : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-convention-medicale-l-assurance-maladie-veut-taxer-les-remplacants-79320894.html ). Cette mesure est déjà appliquée en Corse depuis un moment… les pauvres : – 13% de revenus du jour au lendemain.
    Voir également les mesures coercitives proposées par certains syndicats comme en 2010 la CSMF et le SML (limitation durée d’exercice du primo remplaçant (mode d’exercice transitoire et exceptionnel) ). Et l’on sait que peu de remplaçants sont syndiqués (je ne l’ai jamais été d’ailleurs lorsque je remplaçais).
    Les « anciens » médecins (majoritaires dans les ordres et syndicats) n’ont aucun intérêt à ce que les remplaçants poursuivent leurs remplacements (sinon, pas de cession de patientèle) sans parler de la fonte de leurs retraites à venir (système par répartition rappelons-le). Donc forcément : les anciens ont beau être fort sympathique, leurs intérêts ne convergent pas vers les notres… Inutile de faire l’autruche. Suffit de voir qu’il est possible de reprendre à ce jour une patientèle d’un cabinet qui sera obsolète dans… 2 ans ! (normes 2015) alors que toute nouvelle création SE DOIT d’être aux normes (là encore, intérêt des anciens = reprise de leur patientèle et quid du cabinet non aux normes dans deux ans ? L’ordre « ne sait pas ». Par contre, si tu veux créer : l’ordre sait ! (« Demerde toi pour être aux normes, mais çà va chiffrer… »).

  12. helene dit :

    moi j étais crevée quand je remplacais
    maintenant je suis installée depuis 6 ans et je suis plutot en forme
    il me semble que c est un bon argument pour s installer

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