Tout ce que j’ai toujours voulu savoir sur l’installation…

… sans jamais trouver à qui demander.

Ma fac consacre chaque année une journée de cours des internes en dernière  année de médecine générale à l’installation. C’est une bonne idée.

Ils font des efforts  les prof de médecine générale, vraiment, sans me moquer. Ça doit être le fruit de plein de super réunions pédagogiques pour réfléchir à nous laisser nous exprimer, à être au plus près de nos attentes… Petits groupes, paperboards, métaplan avec des post-it, tour de table pour recueillir l’avis de chacun… Ils ont sorti tous leurs outils.

Ils se sont mis à notre hauteur et je me suis pas endormie, ça non, j’ai appris des trucs, ça oui, j’ai pu poser des questions, oui. Mais à vouloir faire trop compagnonnage, table ronde et tout ça on est vite retombé dans « je vous raconte les anecdotes de mes premiers rempla à l’époque où le SMUR existait pas dans la cambrousse profonde où on m’appelait à 4 heures du matin sur des AVP ». Bon bon. Autour d’un café, pourquoi pas, j’aime les anecdotes, à la pause peut être ? Mais en COURS sur l’installation future de jeunes médecins a priori pas très chauds, au vu des statistiques, pour « sauter le pas », c’est pas de la super pub… Et les internes avec pleins de questions pratiques, les histoires de chasse, ils s’en fichent.

Donc comme il me reste plein de questions, que je n’ai pas su où caser dans ces « ateliers » pas assez pratique à mon goût, auxquelles je n’ai pas trouvé de réponses claires, seulement les avis des uns et des autres (certaines questions n’appellent  effectivement que des réponses subjectives mais pas toutes), je les mets là, au cas où quelqu’un passant par ici voudrait éclairer ma lanterne…

Ce sont des questions bêtes le plus souvent (parce que les questions intelligentes je les ai posées aux profs, héhé !) ce qui explique qu’elles ne sont pas faciles à poser à Google J et parfois j’ai eu la flemme de bien chercher, surement…

Et en plus je ne me suis pas foulée j’ai juste fait une imbuvable liste de questions…

1/ La mobilité :

Peur n° 1 des internes que je connais dont le conjoint est salarié…

J’aime bien Miniville pour l’instant, mais j’ai la bougeotte et mon amoureux encore plus…

Est-ce qu’on peut facilement déménager une fois installé ? à la fac la réponse c’est mettez vous en collaboration… mais toute sa vie en collaboration ? Et on fait comment s’il n’y a pas d’annonce, on débauche les médecins du coin pour leur donner envie de nous prendre comme collaborateur ? On va les voir ? On les invite à diner ? On leur envoie une lettre de « candidature spontanée » ?

Outre le crève cœur de laisser les patients qu’on suit… Combien ça coûte de déménager un cabinet médical ? Combien de temps faut-il pour avoir « rentabilisé » son installation et changer de lieu l’esprit tranquille ?

2/ La secrétaire

Je trouve ça dur de répondre au téléphone et donner des RDV en même temps que les consult’ mais…

Est-il possible d’avoir une secrétaire en chair et en os en s’installant seul ?

Ai-je le droit d’imposer à une secrétaire ses dates de vacances pour qu’elle parte en même temps que moi ? Sinon que fait la secrétaire qui travaille pendant mes vacances ?

3/ Les autres

S’installer en groupe parait bien mieux que tout seul mais…

S’installer avec ses potes est-ce une bonne idée ?

Comment s’installer avec des médecins qui n’ont pas la même pratique, en particulier pas le même rapport aux laboratoires (si on ne veut pas des pub plein sa salle d’attente par exemple…) ?

Où trouve-t-on des médecins qui ont envie de collaborer autour des patients, de prévoir un temps d’échange entre confrères, quand on ne voit partout que des mecs installés tout seuls depuis 30 ans ? Plus généralement à quelle occasion discute-t-on avec ses futurs collègues ?

Comment s’installer en groupe si on ne veut pas faire autant d’heures (ou de jour par semaine, ou de semaines par an…) que les associés ? En ces temps de pénurie je vois bien venir les reproches du type « on doit tous travailler plus pour voir tous les patients vu que le nombre de médecin diminue » .

4/ Les actes au cabinet tout seul,

Je sais faire des trucs à l’hôpital où il y a tout (matériel et infirmiers) tout près sous la main mais…

Peut-on faire des sutures en urgences sans niquer tout son planning de consultations ?

J’ai suturé une plaie transfixiante de lèvre cette semaine, comment faire pareil sans personne pour tenir la lèvre du patient ?

A-t-on le droit faire ramener un set de pansement/suture par le patient pour remplacer celui qu’on avait en stock ?

Quelle « petite chirurgie » est faisable seul au cabinet : exérèse de naevus ? incision d’abcès ? biopsie de peau ? de col de l’utérus ?…..

5/ …et le matos qui va avec

Peut-on avoir du MEOPA, et si oui combien ça coûte, en combien de temps ça se périme ?

A qui achète-t-on de l’azote liquide ? Au magasin d’azote liquide ?

Comment se procurer les boites jaunes DASRI de déchets piquants ? Qui les ramasse ? Combien ça coûte ?

Où jette-t-on les pinces à usage unique métalliques des plateaux stériles ? On va pas les mettre à la poubelle quand même !

A-t-on le droit de désinfecter le matériel réutilisable au cabinet ? Par quelle méthode (Poupinelle ou autre) ? Sinon que fait-on du matériel réutilisable ?

6/ Le mode d’exercice

Si on est collaborateur, à mi-temps par exemple, comment cela se passe quand l’un ou l’autre est en vacances ? Le collaborateur se choisi son remplaçant ? Si le collaborateur remplace de « collaboré » à qui le patient signe le chèque, à lui comme lorsqu’il bosse pour lui, ou au « remplacé » comme dans un remplacement normal ?

La participation aux gardes est-elle obligatoire ? Je pense en particulier à un médecin malade ou qui a un exercice particulier (ne fait que de l’allergo par exemple), il n’a pas le droit de ne pas être sur le planning ?

Qui fait le planning des gardes ? Un médecin du secteur, une secrétaire, le CDOM ? Prend-on en compte des desiderata comme quand on est interne et qu’un d’entre nous se dévoue pour s’arracher les cheveux caser les vacances de tout le monde ?

J’ai entendu des internes parler de leur prat qui facture lors des actes « particuliers » (suivi psy, tabacologie…) deux consultations, une remboursée, l’autre non. Est-ce légal ?

7/ L’informatique

J’ai manipulé plusieurs logiciels médicaux mais…

Comment on choisi son logiciel ? On appelle tous les fabricants un par un ? On peut les tester avant de s’engager ?

Certains logiciels incluent la Banque Claude Bernard, combien cela coute (en plus du logiciel bien sûr) ? Y –a-t-il des logiciels médicaux  pour l’exercice libéral incluant Thériaque ?

La liste n’est pas exhaustive mais si déjà j’ai réponse à tout ça je serai contente…

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A propos BabydoOc

Interne en médecine générale à Miniville, se demandant où elle va, par quel chemin et dans quel état...
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20 commentaires pour Tout ce que j’ai toujours voulu savoir sur l’installation…

  1. Dr YannnSud dit :

    Ma modeste contribution :
    2) ça paraît difficile sauf CA important
    6) les actes remboursés ou non : discutable. Tu peux faire des actes hors nomenclature non remboursés. Donc sans doute pas illégal de coter 1 consult remboursée + 1 acte HN non remboursé, à vérifier.

  2. @SuperDocteur dit :

    Que de questions…

    * Mobilité :
    On PEUT dévisser quand on veut, mais techniquement/économiquement c’est impraticable. En création on dit habituellement 5 ans mini pour stabiliser un début de patientelle.
    Si on a la bougeotte, il vaut mieux faire des remplas ou un poste salarié. Le statut de collaborateur est aussi assez risqué et à mes yeux doit être un intermédiaire entre des remplas et une installation définitive.

    *Secrétaire
    Seul, c’est impossible d’avoir une secrétaire à demeure (trop cher avec les charges sociales) préférer un secrétariat téléphonique et pas de pb de vacances. Je connais des MG qui on quelques heures de secrétariat par semaine pour qu’elle vienne ranger le b*rdel mais c’est rare.
    Sinon, on peut imposer les vacances de ses employés mais il y a des restrictions. Ne pas se limiter aux vacances, il faut réfléchir aussi aux éventuels arrêts-maladie…

    *Les autres médecins
    Tout est question de bonne entente et de rapports humains. Si c’est plié d’avance alors ça sera plié plus tard. A défaut, 1 salle d’attente par médecin c’est déjà ça…
    Sinon TOUTES les questions que tu crains doivent être consignées dans le règlement de la SCM ou le contrat de collaboration : meilleur moyen d’éviter les pb plus tard.

    *Les actes
    Les sutures ça nique le planning, point barre. Il faut le savoir et décider ce que -soi- on privilégie et aussi ce qui est attendu par la population (à 40km d’un hosto, difficile de refuser). Après, ça oblige à gérer du matériel (plateau tout prêt ou poupinel) et des dates de péremption surtout si on en fait pas bcp ; sans compter qu’on perd la main. En zone urbaine, la plupart des médecins ont laissé tombé => Urgences et basta.

    La suture de lèvre : cotons de dentiste ou les mains du patient ou d’un accompagnant… la débrouille quoi… Les règles d’asepsies hospitalières sont parfois bien loin en MG. Le cabinet est pas passé à l’Anios tous les matins pendant 2 heures…

    Le matos est supposé être couvert par le remboursement sécu… on peut rêver… Faire un acte technique en urgence au cabinet c’est rarement économiquement rentable au final (entre le retard qui vide la salle d’attente et les frais engendrés), quelques actes programmés sont viables du genre frottis, petites exérèses superficielles. Les biopsies nécessitent d’avoir un bon relais labo derrière pour récupérer et techniquer le prélèvement.

    Pour que l’azote soit rentable, il faut tout de même en utiliser bcp et régulièrement. Sinon y a la cryo par cartouche avec des stylos.

    Les boites jaunes s’achètent chez un marchand de matériel médical. Il faut prévoir le ramassage par une société spécialisée, parfois les déchetteries communales le font pour les patients, parfois essayer de s’organiser avec une structure de soins d’à côté (MdR, HaD)

    Les déchets souillés vont en boite jaune (ou en sac jaune s’ils ne risquent pas de les percer) y compris les « outils ». Perso, je restérilisais les portes-aiguilles et pinces et les filait à mon père pour faire dégorgeoir pour quand il allait à la pêche :).

    En ce qui concerne le MEOPA : pas possible en extra-hospitalier autant pour les problèmes de bouteille sous pression (l’O2 non plus n’est pas autorisé en cabinet) que de surveillance/protocole d’administration seul (qui surveille quand le médecin est penché sur la plaie ?) et de toute façon pas économiquement viable (jusqu’à 200€ pour un soin relativement simple remboursé moins de 50€…)

    *L’exercice
    Pour le statut de collaborateur, c’est un statut libéral. La durée de temps de travail n’a pas de sens, chacun le module comme il le veut y compris au cours de l’année par exemple quand l’associé/titulaire part en vacances. Il faut donc que ce soit précisé éventuellement dans le contrat.

    Actes particuliers : interdit de facturer un C + autre chose sans que ce soit un DE. S’ils le font, ils se mettent en défaut.

    * Informatique
    Question de goûts et couleurs… Mac/Pc etc… il faut essayer.

  3. doudou13314682 dit :

    allez des réponses de base
    – chercher une collaboration:beaucoup débutent par le rempla collaboration ensuite ou remplacement régulier sur plusieurs cabinets très possible si clair au départ sur pb vacances
    – cabinet standard: l installation propreté plus petits aménagements peut s amortir en 4 ans par exemple crédit 10000 euros le mobilier suit plus compliqué en groupe souvent: trouver un successeur
    ‘secrétaire base 2500 euros mois minimun peu envisageable généraliste seul si on ferme le cab on impose les vacances des règles strictes pour périodes et délai d information
    -pas des potes des amis tres proches d’accord sur tout et sans pb conjoint à la rigueur,sinon par affinité relative en remplacant etc et on discute sur les modalités d exercice progressivement on peut travailler differemment le problème de la répartition des frais:fixe et prorata d’activité doit le permettre
    -pour les actes beaucoup de choses possibles les dermatologues le font pb cout et temps l intendance facile sauf l azote
    -les gardes organisation locale variable réunion de tableau comme a l hosto dispense ordinale possible pour MEP et pb santé
    – mode de facturation c officielle plus dépassement exceptionnel ou acte hors nomenclature
    _ les logiciels se testent démo chargeable ou voir vendeur préparer son cahier des charges ++++

  4. Alors tout d’abord c’est à se demander si on n’est pas dans la même fac parce que le séminaire sur l’installation, c’était un peu la même chose. Sauf que moi on me l’a fait en 1ère année, c’est dire si j’ai rien pigé, j’avais encore plus de questions en sortant. Et j’en ai toujours d’ailleurs. Je me souviens qu’à la fin ils nous ont demandé « alors qu’est-ce que ça vous inspire ? » et qu’on a à peu près tous répondu « heu… qu’on s’installera jamais ? »

    Bref, je vais pas énormément t’aider, mais ptet un peu.

    1) Non, ça n’a pas l’air facile de déménager une fois installé. La collaboration c’est à mon avis une bonne solution si on veut se poser un peu sans être sûre qu’on sera encore là dans 3 ans. Collaborateur toute sa vie pourquoi pas, après c’est possible de rester remplaçant toute sa vie aussi, mais ça a pas que des avantages non plus je pense.
    Les collaborations c’est du bouche à oreille aussi, sur mes différents remplacements, j’ai déjà eu 2 propositions de collaboration… Des médecins qui veulent lever un peu le pied, et ça tu en trouveras sans trop de soucis, commence par quelques remplas et voit… Beaucoup lâchent facilement 1 à 2 jours par semaine pour se soulager un peu.
    Inconvénient : « installée » comme collaboratrice, tu ne peux plus remplacer. Et je ne crois pas que tu puisses être collaboratrice à 2 endroits.

    2) Pour la secrétaire en chair et en os tout seul, j’ai déjà vu, mais sur des mi-temps seulement : secrétariat le matin et tu reprends le tel l’après midi. Si tu es tout seul, plus rentable et plus tranquille de prendre un télésecrétariat temps plein je pense. Mais c’est sûr que t’as pas les avantages de la personne sur place… Vu aussi télésecrétariat + 1 secrétaire qui passe une fois tous les 15 jours pour ranger les courriers et les bios.

    Pour les vacances, je crois que tu aurais le droit d’imposer (ma mère était secrétaire dans un cabinet dentaire elle n’avait pas le choix des dates) mais dans les faits ton remplaçant sera content d’avoir la secrétaire 😉

    3) S’installer en groupe, c’est sûr qu’il faut pas se planter sur les personnes, après tu es libre de choisir TA façon de travailler et tes horaires et ils ont rien à dire… Après vous allez essayer de pas tous prendre le même jour de congé dans la semaine ou de partir tous 3 semaines en août mais après j’ai vu de tout… Le cabinet de 3 où on essaie qu’il y ait toujours 2 personnes (que ce soit globalement sur la semaine ou pendant les vacances) et celui où chacun prend ses vacances quand il veut, mais s’arrange pour avoir un remplaçant quand même.
    Si ils reçoivent les labos et pas toi, ben c’est comme ça, et ils mettent les plaquettes dans leur bureau… pour ça qu’il vaut mieux parler de tout ça avant.
    Quant aux horaires différents, pareil, fait se mettre d’accord au début… Dans un des cabinets où j’ai remplacé l’une des 3 travaillaient moins que les autres et c’était comme ça. Après c’est pas pour autant que tu payeras moins sur les charges fixes du cabinet…

    Vu aussi beaucoup de cabinets de groupe où les médecins avaient pour projet de faire des réunions régulières, pour parler de dossiers épineux etc. A chaque fois la volonté était là, et à chaque fois… ça s’est pas fait. L’envie est toujours là, mais se rajouter une réunion de 2h en plus… au final tout le monde rentre chez soi.
    Mais si vous formalisez ça officiellement en groupe de pairs, réunis une fois par mois par exemple, avec d’autres médecins du coin, ça ça marche bien.

    Mais au final, enfin selon moi, c’est surtout le RESEAU qui est important. Pas forcément besoin de bosser dans les mêmes locaux pour bosser ensemble… enfin c’est de plus en plus ce qui me vient en tête. Exercer seul, c’est pas aussi dramatique qu’on veut nous le montrer, on n’a certes pas les pauses café conviviales mais on est libre de la façon de travailler ; et exercer en groupe c’est pas toujours la joie si ça se passe mal. Mais ça veut pas pour autant dire qu’on discute pas avec les collègues du coin.
    J’ai pas la vérité hein, j’ai un peu les mêmes réflexions que toi et je sais pas encore ce que je veux faire exactement, mais au final j’ai beaucoup d’exemples de cabinets de groupe où les gens ne causent pas entre eux au final, mais causent quasi plus avec d’autres confrères d’autres cabinets.

    4) 5) Au cabinet, t’as le droit de faire les actes que tu veux si tu les maitrises… Les sutures au cabinet, c’est fréquent, et oui quand ça arrive ça te bousille ton planning mais bon c’est pas tous les jours. Et les gens sont assez compréhensif quand ils voient le gars le bras en sang, surtout si au final ils savent que c’est dans les habitudes du cabinet et surtout que si ça leur arrive à eux tu seras là.
    Mais après tu vois ce que tu te sens de faire, effectivement surtout si tu es seule… si t’as une secrétaire et que ça la botte, elle peut t’aider ponctuellement, ou si ça se passe bien avec tes associé, ça se fait de demande « tu peux juste tenir la lèvre le temps que je fasse le point ? »
    Vu des médecins qui faisait rien et d’autres sutures, abcès, exerèse de kyste etc.
    Pour le matériel, tu le prescris et le patient le prend à la pharmacie et te le ramène : fils de sutures, compresses, xylo. Pour les sets de sutures je sais pas.
    Pour le MEOPA je sais plus avec qui j’en avais parlé mais ça semble assez difficile à gérer au cabinet.
    Pour les boites jaunes heu… je sais plus. Y’en a qui ont un partenariat avec l’hôpital, sinon c’est une société qui livre des neuves et reprend les vieilles je crois.

    Je pense que le plus simple est d’utiliser des plateaux de sutures à usage unique et je crois que même les pinces métalliques vont à la poubelle.
    Sinon y’a du matériel stérilisable : soit à la chaleur avec des autoclaves, soit stérilisation chimique avec des produits.

    6) L’installé et le collaborateur gère leurs vacances et leurs remplaçants comme ils veulent. Si ils partent en vacances en même temps le même remplaçant peut remplacer les deux; sinon ils n’en remplace qu’un. Je vais faire en mai, et du coup je vais bosser avec la collaboratrice de mon remplacé.
    Par contre le collaborateur ne peut plus remplacer, et si ils fait par exemple des jours en « plus » pour dépanner, il encaissera tout à son nom.
    Je crois que la participation aux gardes est sur la base du volontariat mais fortement poussé par l’Ordre quand même…
    Le planning est fait par les médecins, dans les petits patelins ils se réunissent et je crois qu’à Grosseville où ils sont beaucoup à tourner le planning est fait par ordi et ils échangent si y’a des dates qui vont pas.
    Et après c’est transmis à l’Ordre, au 15 etc.

    Pour la double consultation, non c’est pas vraiment autorisé, parce qu’effectivement la sécu ne rembourse qu’une Cs mais c’est une façon cachée de faire des dépassements d’honoraires qui ne sont pas autorisés en secteur 1… à mon avis c’est assez rare comme comportement, jamais vu pour ma part.

    7) ben là je sais pas.

    • on me dit dans l’oreillette que j’ai dit des conneries 🙂
      – tu peux être collaboratrice dans plusieurs cabinets (à condition que chacun le sache)
      – tu peux continuer à remplacer tout en étant collaboratrice
      mais ça limite quand même : si tu as un contrat où tu es sensée faire tous les mercredis et les vendredis dans tel cabinet, c’est un peu dur de prendre des remplacements de 15 jours pour les vacances…

  5. Radéchan, médecin de campagne, pas de secrétaire. dit :

    Que de questions !
    Mobilité, pas facile de partir, tu te sens responsable des patients, ils te font confiance, plein de choses importantes se sont passées, ils deviennent un peu tes enfants…et puis tu ne trouveras pas de successeur, les confrères sont débordés : ce sera vécu comme un abandon. Mot à mot, « vous nous avez abandonné », c’est que ce ma femme entend chaque fois qu’elle croise un de ses anciens patients…
    Secrétaire, galère de gérer téléphone et consultes, il peut sonner 20 fois en une heure par exemple (lundi matin). Impossible de payer une secrétaire tout seul. Ça règle le problème des congés…Donc télé secrétariat ou que du sans-rdv quand on est seul…
    Travail en groupe : j’ai jamais entendu parler de ça. Un cabinet de groupe c’est des installés seuls qui travaillent seuls mais dans le même cabinet. Donc la façon de travailler importe peu. Y’a pas de copains non plus, faut tout écrire, tout définir, tout prévoir. Jamais entendu parler d’une association sans conflit tôt ou tard. Des tonnes d’exemple. Rien que dans mon secteur, deux confrères piégés par des emprunts sur association avec un secteur 2 ou des ide, kiné, dentistes, et qui n’attendent que de pouvoir s’enfuir. Cabinet de groupe, pas la panacée.
    Petite chir en urgence, si tu comptes faire du rdv, c’est 30 minutes de retard, et que des reproches ensuite par tous les patients qui vont suivre. Et si pas en urgence, les cotations sont minables, par exemple, infiltration épaule ou genou même pas 30 €. Tu envoies au rhumato c’est 23. Le choix est vite fait.
    Matériel, catalogue spécialisé (poupinel, boîte jaune), tu trouves de tout. Collecte déchets est hors de prix, une petite boîte par an est au même prix qu’un carton par mois, c’est un forfait, de tête 100 € par mois ? 150 ? ici, on dépose nos boîtes chez le confrère qui a la collecte de déchets chez lui, et on lui paie notre part. Injectables, tu paies. Si t’as pas tes entrées au samu, tu trouveras pas d’anexate, de narcan, d’adré, et on te le reprochera en cas de grosse urgence. Ce genre d’absurdités est continuelle en libéral, faut avoir beaucoup de second degré. Surtout avec les administrations, des erreurs, par exemple, ma femme reçoit un courrier recommandé de l’ursaff pour payer 5000 € de retard, alors qu’elle était mensualisée en prélèvement automatique, donc impossible d’avoir du retard. Etc etc etc.
    Collaborateur, connait pas.
    Garde obligatoire, sauf en grande ville. Exemple, ma femme, enceinte de 7 mois de jumeaux, demande à être exemptée de gardes la nuit, c’était avant la réforme de la pds de 2006. Moitié des confrères du secteur qui appellent le CDO pour se plaindre, qui bien sûr refuse. Elle a repris le travail 2 mois après l’accouchement, a fait ses gardes jusqu’à 15 avant d’accoucher, voiture la nuit, sac à porter… Pour des jumeaux, dans le salariat c’est …pas pareil. Et si je n’avais pas été là, elle aurait eu du mal à payer les charges du cabinet (et je parle que du minimum, ursaf et caisse de retraite, pas d’un loyer ou d’un prêt…).
    Planning de gardes envoyé au 15 et au CDO, qui envoie à la sécu pour les indemnités d’astreinte de garde, 50 € la demie-nuit, 100 € le samedi apm et 150 le dimanche. Exemple absurdité administrative : tu dois envoyer dans le mois tes gardes, mais si ils n’ont pas reçu le tableau de gardes, ils te renvoient ton courrier pour que tu le renvoie 10 jours après. Etc etc etc.
    Dépassement, pas sur plus de 30 % de tes actes et pas de soucis. Exemple je facture 30 €, patient remboursé sur 23. Sur un an, je fais moins de 100 € de dépassement annuel. Négligeable. Par contre, impayés, actes gratuits, tiers payants jamais payés, des milliers d’euros. Pas y penser sinon on s’énerve.
    Informatique, chacun son logiciel. Tout est payant, options, engagement (ma femme qui n’est plus libérale paie encore 35 € par mois pour envoyer ses feuilles de soins jusqu’en 2014, la fin d’activités n’est pas une cause de fin de contrat ! Des requins. Pas imaginable.)

    J’ai l’impression de dresser un sombre tableau. Mais tu as l’avantage d’être responsable de tes actes, la moindre couille, des nuits blanches, des mois de stress. Hum, non, l’avantage de moins gagner à l’heure qu’un salarié. Hum, non, de travailler seul, de pouvoir définir tes horaires (à une époque je donnais des rdv jusqu’à 22 h, et je me faisais engueuler par des patients qui voulaient venir entre midi et deux), tes congés (tu penses aux sous que tu perds (pas de congés payés ha ha), aux reproches des patients quand tu vas revenir…).

    Je me demande bien pourquoi les « jeunes » ne s’installent pas…

  6. Muganga dit :

    Pour en rajouter une couche (expérience de remplaçant ayant pu tester des pratiques différentes, ça vaut ce que ça vaut !) :

    1/ Pour débaucher les médecins, c’est simple ! Tu choisis ton emplacement, tu fais les pages jaunes, et sur 10 appelés pour un simple rempla, t’en auras toujours un ou deux qui te proposeras de t’installer à côté, de t’associer, et plus souvent de reprendre le cabinet…(sauf peut-être à Nice)

    2/ La secrétaire sur place, ça peut être très pratique, mais aussi très pénible…pour les vacances, si tu as des enfants, il vaut mieux qu’elle en ait aussi (et vice versa)…vu qu’il est parfois difficile de négocier les dates. Sans même aborder l’aspect financier, ça n’a pas que des avantages.Tout seul, autant faire appel à un secrétariat téléphonique à distance, il te scannera pas tes courriers, mais tu pourras en changer s’il ne te convient pas/plus.

    3/ Les autres, ils te ressemblent parfois, y compris chez certains proches de la retraite qui continuent de se former et ont une pratique « moderne ». Ceux-là, tu les trouveras plutôt dans la liste des maîtres de stage de la fac d’à côté, ou la liste des membres de tel ou tel réseau ville-hôpital, éducation thérapeutique et autre. Créer un biais de sélection, c’est toujours mieux que le bon vieil échantillon représentatif…de ce que tu ne souhaites pas imiter.

    4 et 5/ Les gestes « techniques », en rural c’est appréciable, en ville c’est si tu aimes vraiment (et encore, faut être prêt à des sacrifices). Oublies le MEOPA et les autoclave. Le matériel stérile sera à usage unique (Où l’aspect hygiénique et économique vient en contradiction des considérations écologiques peu réalistes dans ce contexte). Le matériel non stérile sera simplement nettoyé puis désinfecté par trempage. Pour le reste, c’est de la débrouille mais avec méthode ! Et faut potasser la nomenclature : suture de la face à 20h30 quand tu t’apprêtes à fermer ton cabinet = QAJA013+M+P = 93.23, ce qui reste moins que le prix des urgences, mais faut aimer travailler une heure dans des mauvaises conditions !
    L’excision d’abcès, c’est probablement le plus courant, l’exérèse de naevus me parait plus relever du dermato. Au niveau du col, à part les frottis (bientôt, on pourra coter C+JKHD002 en comptant 1/2) et les poses de DIU, pas grand chose ne parait réalisable. Tu as aussi l’exérèse des molluscum contagiosum, la cryothérapie en sprays (petite bombe portable), etc.

    6/ Pour les gardes, ça dépend des zones…Sur certaines, tu as des maisons médicales, voire SOS médecin qui assure la permanence.
    Facturer deux consultations me parait pas très déontologique (c’est du dépassement déguisé). Tu peux soit faire un DE si c’est une exigence anormale du patient (rarissime), soit encore une fois profiter de la nomenclature pour valoriser une petite partie de ton activité : par exemple, évaluation d’une dépression = ALQP003 = 69.12 euros (une seule fois par patient). Mais faut pas se leurrer, ce sont des actes oh combien utiles pour le patient, mais absolument pas rentables parce que très mal reconnus. La CCAM clinique qui devrait arriver d’ici la fin 2012 est sensée pallier ça, en attendant, faut valoriser ce qui peut l’être, et accepter de perdre du temps sans compensation pour le reste. Les patients apprécient (la sécu aussi…).

    7/ Pour les logiciels, c’est une vaste question….beaucoup sont sur le même modèle, possibilité d’inclure BCB en payant. Liste des logiciels compatibles ici : http://www.resip.fr/logiciels-compatibles-bcb.asp#medical

    Beaucoup de question, difficile d’être succinct ! On est sans doute nombreux à se les poser, ceci dit…un petit retour à la fac pourrait sans doute leur permettre de s’améliorer, aucune de ces questions n’est bête, et certaines facs les abordent….

  7. Dr Muriel Dousse-Douet dit :

    Je suis ravie de répondre à tes questions concrètes:
    Le Conseil Départemental Ordre des Médecins est en possession de tous les contrats, d’associations en SCM ,SCP , de médecins collaborateurs, et pour obtenir la CARTE PROFESSIONNELLE SANTE;
    Il devrait également donner l’adresse de l’entreprise récupération des DASRI( entreprise locale).
    Les médecins s’associent le plus souvent en SCM. Un jeune médecin prospectera vers des médecins déjà expérimentés. possibilité d’y faire d’abord des remplacements pour connaitre les médecins, les secrétaires, l’ambiance.. attention aux gripsous ! Passer ensuite un contrat de médecin collaborateur de 1 à 2 ans puis association pour 5 à 37 ans…
    Dans tous les cas ,établir un règlement intérieur.
    On a la bougeotte à 30 ans puis on reste après plus facilement sur le même site souvent pour raisons familiales !
    Investir: matériel divers médicaux ,bureau et informatiques via Internet, magasins genre BHV médical par exemple .
    l’O2 est tout à fait autorisé dans les cabinets médicaux (contrat de location et maintenance avec entreprises habilités) obligatoire si pose de DIU.
    Je ne connais pas Meopa (je pratique à l’ancienne, anesthésie locale à la xylo pour petites sutures sinon on envoie vers services urgences sauf ceux qui ne veulent pas y aller et donc savoir être disponibles) . Le matériel sera plutôt acheté jetable, sinon acheter une autoclave (mais cher et conditions exigeantes de maintenance) (poupinel c’est obsolète) .
    Dermato : on utilise un cryoalpha à 600 euros et petites cartouches d’azote
    L’emploi d’une secrétaire nécessite de connaitre la convention des employés de cabinets médicaux (inspection du travail, internet + comptable).
    Relations employeurs /salariés ,il faut bien commencer un jour, calculer avec le comptable quand une embauche est possible (seul ce doit être 30 patients par jour + garde de WE ,et puis cela dépendra de tes propres exigences financières et peu de vacances au début ) .
    Tout se négocie même les congés (un secrétaire a droit a 5 semaines de Congés payés, tout s’écrit dans un contrat d’embauche.
    Dans les zones vulnérables ou désert médicaux , l’exonération des charges,la charge de travail peut faciliter l’emploi 😉
    Logiciel: il faut effectuer une étude comparative (on se trompe souvent )
    SHAMAN (www.ouvrezlaboite.com/) pas cher et hyper bien developpé (de la part d’un pote confrère du villagé à côté),
    Pour nous, c’est Médiclik de CEGEDIM sinon Crosway de CEGEDIM)
    (on est 4 depuis début mars avec une SCP + le nouveau MG. Il a signé un contrat med coll pour 2 ans dans un village de 5086 habitants + 2 autres Med non associés)
    le logiciel Mediclic utilise la BCB. on paye un abonnement BCB CHACUN, une HOT line Médiclic CHACUN , un abonnement APICRYPT CHACUN pour avoir une messagerie cryptée et sécurisée + la cotis fournisseur d’accès internet + RSS pour la télé transmission,….
    Soit les patients sont OK pour payer le C non remboursé associé à une C coté , soit cela ne se fait pas car pas normal. voir Nomenclature SNJMG (syndicat des jeunes)
    Ne pas oublier le contact avec la CPAM pour obtenir les doc CERFA (feuilles de maladie, arrêt de travail.etc..),sinscrire à l’URSSAF,à la CARMF , avoir une assurance pour RCP, indemnités journalères en cas de souci de santé,
    C’est un peu compliqué mais monter une entreprise l’est toujours au départ car il y a tout à découvrir en dehors de la FAC( bizarre, n’est ce pas mais voir pourquoi avec les Doyens et les Prof de CHU)
    Mes amitiés.

  8. isabelle dit :

    je pense que superdoc a bien fait le tour de la question , moi perso j’ai repris une clientele l m’a fallu 3 ans mini pour etre vraiment en place , et depuis c’est encore parfois un peu dur . la desinstallation reinstallation , tu peux faire , mais à condition d’avoir les nerfs solides, un bon forfait telephonique pour les diverses et interminables formalités, et pas de soucis pecuniers parce qu’a mon avis on y laisse forcement des plumes …
    les confreres : en ville c’est souvent la loi de la jungle pas de copains à cause de la rivalité economique , et personnellement , je crois que les associations c’est pareils (y’a peut etre des exceptions ) c’est vrai que travailler seul c’est pas toujours facile , mais tu te fais pas chier pour des broutilles qu’un autre t’aurais imposé .
    la secretaire , moi j’en ai une à temps plein, çà me coute la peau des f… mais elle va chercher les enfants à l’ecole , prepare le repas, fais le menage, les lits, les devoirs , scanne les courriers prend le telephone quand je ne suis pas là, rappelle les patients , prends certains rendez vous et surtout , surtout gere les conflits avec les caisses de secu etc .. au fil du temps j’ai meme fini par reprendre le telephone parce que m’imaginer finir à 17h00 un vendredi apres midi et me rendre compte à 16h00 quand le secretaire s’en va qu’elle m’a mis des rdv à trous jusque 19h30 je peux plus. les vacances tu peux lui imposer deux semaines je crois à moins que ce ne soit elle qui puisse en choisir deux …
    les petites urgences au cabinet çà plombe le planning, mais çà apporte de la varieté et le plaisir du travail bien fait , et à la campagne , les gesn apprécient de ne pas avoir à faire 40 km et 3h dans la salle d’attente de l’hosto, les avp, les noyés , les plaies par balle , les accidents de tracteurs çà arrive aussi , heureusement pas tous les jours ….
    je pars helas sans remplacant pour mes vacances , parce qu’ici ils sont « requisiotionnés » par un « club » parrainé par un labo et que je ne les reçois pas donc, je suis privée . Les patients ralent, mais en meme temps quand il y a un remplacant , ils preferent attendre que je sois rentrée …alors …
    la participation aux gardes est soi disant volontaire , en fait elle est rendue obligatoire par l’approbation des confreres et du conseil de l’ordre au moins dans les zones rurales et t’es bien contente quand gracieusement ils acceptent que tu sois dispensée pendant la grossesse ( à partir du 6eme mois) et parfois un peu apres ( ils s’en foutent royalement que tu te lève cinq fois par nuit pour bébé ). chez nous l’un d’entre nous est respnsable du tour de garde et gere les echanges etc .. pour un an ..

    voilà , le tableau peut sembler un peu noir, mais je crois que meme en salariat , çà n’est jamais tout rose , l’artisanat non plus . Le plus fastidieux est surmenent la gestion administrativo economico, juridico financiere du cabinet, le travail à proprement parler , lui est super et le contact avec les gens irremplaçable .
    En bref si on nous laissait faire le metier que nous avons choisi et pour lequel nous avons été formé sans nous faire ch… avec le reste , ce serait super …..
    C’est l’espoir qui nous fait avancer …
    Bon courage

  9. DocEmilie dit :

    Voici quelques réponses, basées sur mon propre ressenti, après 10 ans d’installation en cabinet de groupe, en zone urbaine.
    1/ Cela ne me semble pas faisable de déménager régulièrement. Outre le fait que sur le plan financier, il faut environ 5-6 ans pour rentabiliser un cabinet, il faut aussi compter le temps pour « adopter » ses patients, les connaître, connaître leurs familles, leurs histoires, les arbres généalogiques, les histoires du quartier ou du village, bref tout ce qui n’est pas médical et qui n’est souvent pas noté dans les dossiers médicaux. Et ça, c’est vraiment long. Donc si on a la bougeotte, mieux vaut, à mon avis, opter pour les remplacements.
    2/ Une secrétaire au cabinet, c’est l’idéal. Si l’on est installé seul, ça me paraît impossible compte-tenu des charges, ou alors il faut faire beaucoup d’heures … Si l’on est à plusieurs, une secrétaire à mi-temps c’est possible. Pour les vacances, je pense que cela peut-être spécifié dans le contrat de travail que les congés payés devront être pris en même temps que le médecin « pour raison de service », mais à vérifier.
    Sinon, il y a les secrétariats téléphoniques (assez chers) ou les prises de RDV en ligne par Internet. C’est ce que j’ai. Ça doit diminuer d’environ 25% le nombre d’appels que je reçois, ça évite le « coup de feu » du lundi matin (les gens ont pu prendre RDV dans le week-end), et c’est pas cher.
    3/ S’installer avec des potes, n’est pas forcément une très bonne idée à mon avis, à moins d’avoir déjà testé leur façon de travailler. Le mieux, pour choisir son ou ses associés, c’est de les remplacer, de voir comment ils travaillent, comment ils s’organisent (s’ils sont déjà installés). Cela permet de se faire une idée de la suite. Mais il y a toujours une part d’incertitude. Dans tous les cas, en cas d’association, il faut ECRIRE dans le contrat d’association ou les textes de la SCM, tout ce qui peut poser problèmes (horaires, samedis matins, remplacements …)
    4/ L’acte d’urgence, ça fout en l’air le planning, c’est sûr ! Donc à toi de choisir ce que tu veux bien faire. Pour les sutures, tu ne peux pas faire ramener le plateau stérile au patient si tu factures la suture, il est « couvert » par la majoration. Pour les petits actes de chirurgie, ils sont possibles si tu en fais suffisamment pour amortir le coup du matériel (stérilisateur …)
    5/ Pour les conteneurs à aiguilles, en général ils sont fournis par la société qui se charge de la collecte des déchets (souvent la mairie de la commune où il y a la décheterie)
    7/ Pour l’informatique, il faut teste … Les remplacements permettent aussi cela !

    Bon courage !

  10. gachepi dit :

    c’est marrant on arrive pas a rendre glamour l’installation
    mais est ce que le mariage est glamour,avoir un enfant et l’élever est-ce facile
    se retrouver a la retraite ,tout cela ce sont des passages ,c’est pareil pour l’installation ,alors oui cela se passe plus ou moins bien ,mais cela se passe et c’est le seul moyen de s’épanouir dans son métier de médecin de famille
    un médecin de campagne installer depuis 11 ans et heureux

    • BabydoOc dit :

      Merci à tous pour vos nombreuses réponses et conseils. Ce qui ressort c’est quand même un certain flou en particulier sur la collaboration: bien ou pas? dans quel but? flexible ou pas? les avis semblent partagés, les règles mal connues… C’est un sujet qui m’intéresse parce que je ne pense pas être psychologiquement assez « souple » pour remplacer des gens très différents de ma pratique, je verrai bien 🙂 Et parce que je suis mobile, mais je vais peut être restée plus d’un an au même endroit, après 13 ans de déménagements quasi-annuels!

      Pour les relations avec les collègues, on reste dans une médecine libérale comme « chacun pour soi », ce qui me retiendrait de m’installer ce n’est pas les contraintes matérielles mais le fait d’être seule, de ne pas avoir de coordination autour des patients, etc… c’est le seul truc qui me semble sympa à l’hôpital, les collègues… et en particuliers les collègues non médecins, d’autres visions, d’autres avis…

      @gachepi c’est rien de dire que c’est pas glamour! Oui il y a des difficultés à élever un enfant mais mes copains parents me font envie quand même, ils arrivent à décrire les bons côtés de leur vie.
      Sur le sujet de l’installation, je ne m’attendais pas à être aussi déprimée par les réponses! Peut être est-ce appelé par les questions très orientées sur la pratique quotidienne… Mais la balance c’est d’un côté la liberté de l’autre des tonnes de contraintes, stress, déprimes? C’est à se demander comment ça peut tenir si longtemps un système pareil?!
      Vous le présenter comme un passage obligé c’est intéressant car c’est un discours très entendu, chez les prof et même chez certains internes. Moi quand je vois certains commentaires ci-dessus, je n’ai pas l’impression que mon épanouissement de médecin de famille sera à la hauteur de ces contraintes. Peut-être n’ai je pas assez la « vocation » de médecin généraliste? Surement, même! Je viens d’une autre spécialité, le salariat ne me semble pas le bagne, j’ai beaucoup hésité à savoir si mon rêve était la médecine libérale, j’hésite encore, quand je vois ces réponses, j’hésite plus que jamais…
      Ce n’est pas à l’ordre du jour, je ne suis pas près d’être thésée.

      • gachepi dit :

        mon père est médecin généraliste,a la grande époque ou il fallait se battre pour exister ,moi mon but cela a été de ne surtout pas lui ressembler ,de tuer le pers d’être meilleur que lui ,et pour cela mon objectif c’était d’être heureux et present pour mes enfants et ma femme ,si j’étais salarié je crois pas que cela serais autant possible ,le jeudi je le réserve a ma femme(la journée de la femme en quelque sorte),le mardi j’ai le choix ,sois je suis a la crèche ,sois au tennis (quand il fait beau),sois a la fac pour enseigner, sois dans une association qui s’occupe du handicap ,le samedi je m’occupe des activités des enfants ,le mardi soir j’emmène les enfants aux activités(j’en ai 4) ,le lundi après midi j’accompagne les enfants a la piscine ,je suis libre et je fais ce que je veux ,pas de protocole ,pas d’obligation ,mais l’herbe du voisin peut toujours être plus verte ,le tout et de savoir ceux que l’on veux planter dans le jardin ,et je ne crois pas que la médecine libérale ,contrairement a tout ceux qui se sont exprimés sois si déprimante que cela ,mais quand les trains arrivent a l’heure on le crie pas sur les toits ,bien sur il y a de la paperasserie ,mais pas autant que cela ,et si tu n’a pas la vocation du libérale ,explique moi c’est quoi la « vacation « oups lapsus ,je te jure j’ai pas fais exprès ,

        donc la vocation du salarié c’est quoi !!

        en plus grâce au réseau du web tu as une question on te répond,et pour la thèse tu verras,

      • C’est vrai que le statut de la collaboration est assez flou je trouve aussi, la seule personne que je connaisse est en collaboration depuis quelques semaines seulement et semble contente. Les échos que j’ai eu c’est quand même que c’est beaucoup moins avantageux qu’un remplacement régulier, et que si c’est possible et si tu te fais pas « prendre », mieux vaut rester sur un rempla régulier (par exemple 1 jour 1/2 par semaine dans un cabinet)

        Le côté travail en équipe de l’hôpital me manque aussi, mais la solution ne vient pas forcément du cabinet de groupe. S’installer seul ne veut pas forcément dire bosser isolé et sans coordination, il y a de plus en plus de réseaux (je fais ma thèse dessus et les médecins même installés retrouvent le plaisir du travail en équipe avec)

        Après je pense que ça dépend du caractère, certains sont parfaitement heureux à l’hôpital, pour ma part plus j’y étais plus j’avais envie de partir, parce que je voulais pouvoir suivre mes patients à long terme, prescrire ce que je voulais, travailler selon les horaires que je voulais, et il n’y a qu’en libéral qu’on retrouve cette liberté.
        Alors oui c’est sûr en parallèle il y a des mauvais côtés, et c’est à toi de peser le pour et le contre, l’installation à la fin de ton internat c’est pas une obligation… laisse toi quelques années pour voir…
        Actuellement je remplace, et même si je pense que je finirais par m’installer un jour pour plein de raisons, je ne me sens pas prête et pour l’instant ce statut me va bien… et j’aurais peut être un exercice mixte, avec pourquoi pas une partie dans un hôpital local par exemple…

  11. ChtiDoc dit :

    1/ La mobilité :
    Incompatibilité totale entre la création ou la reprise d’une patientèle et les déménagements incessants (cela ne vaut pas le coût financièrement).
    Collaboration ou salariat en cas de nécessité d’être mobile.
    2/ La secrétaire
    Seul = pas de sécrétariat physique sur place. BEAUCOUP trop cher. Par contre, secrétariat téléphonique à distance accessible.
    3/ Les autres
    Les associés de sont pas des amis (j’ai remplacé dans une bonne centaine de cabinet en 7 ans et il y a toujours des conflits, toujours un meneur). L’entente est parfois cordiale, mais c’est parfois la guerre ouverte. Comme dans un mariage. Je me suis installé seul il y a 5 mois après des échecs de pourparlers pour une association. Beaucoup de paramètres entre en jeux pour une association, pas seulement humain. Par exemple, le medecin avec qui je souhaitais m’installer était en SEL. Je souhaitais créer une SCM pour la gestion des communs mais il s’y opposait du fait des frais etc.
    4/ Les actes au cabinet tout seul,
    On se « démerde » comme on peut.
    Pour la petite histoire, j’ai créé il y a quelques mois (6) , en périphérie d’une grosse agglomération (milieu urbain), dans un périmètre ou il y a peu de médecins. Pourquoi une création ? L’ordre autorise la reprise de patientèle attenante à des locaux qui ne sont pas aux normes 2015 donc ATTENTION. Si tu reprends je ne sais pas… disons 40.000 euros une patientèle, et si le cabinet n’est pas aux normes 2015, tu devras peut-être en dépenser 50.000 en sus en 2015. (A ce sujet, l’ordre se contente de faire l’autruche en disant « qu’il ne sait pas ce qu’il va se passer en 2015 »).
    Attention également aux cotisations basées sur les antériorités (CARMF, URSSAF etc.). Si tu dépasse les 26.000 Euros de recettes l’année précédent l’installation, tu n’auras droit à AUCUNE éxonération CARMF. Pour l’URSSAF, malgré la législation, pas d’allègement en cas de difficultés.
    Pour ma part, au bout de 6 mois de création, j’en suis à 4 patients par jour soit 1993 Euros de recette mensuelles (sachant que j’ai 1150 de CARMF et 550 d’URSSAF ). Donc attention au déficit en cas de création, surtout que l’ordre t’interdit de remplacer plus d’un an après ta création. Personnellement, avec mes charges pro et perso, je perds environ 300 euros par jour ouvré .
    Personnellement, j’attends encore six mois. On verra. Je fais tout pour que cela tienne (gardes etc. ). Mais l’hypothèse d’un « dévissage de plaque » n’est pas exclu.

  12. Dr Stéphane dit :

    Coucou,
    Je vais répondre à tes questions sans lire ce que les autres ont écrit, ça fera plus spontané.

    1) Mobilité.
    Tu prends les choses à l’envers.
    Il n’est pas impossible de déménager après l’installation mais c’est un tel drame pour les patients et un tel bordel administratif que tu peux difficilement le faire plus d’une ou deux fois dans ta carrière.

    Il est plus logique de faire d’abord des remplacements (ou des collaborations) qui te permettront de voyager à ta guise.
    Quand tu trouveras un coin qui te plait bien, alors seulement tu t’installeras.

    2) Secrétaire
    Avoir une secrétaire physique sur place coûte une véritable fortune, tu dois gérer les feuilles de paie, les arrêts maladie, les vacances …
    A moins d’être dans un très grand cabinet, je te conseilles vivement un secrétariat téléphonique. (tu peux reprendre la ligne quand tu veux et c’est BEAUCOUP moins cher)

    3) Les autres

    Pour te faire une idée, il faut les remplacer. Tu découvres leur façon de travailler.
    S’installer avec des gens que l’on apprécie est un plus non négligeable.

    Si tu veux travailler à mi-temps, c’est possible, mais il faut le dire dés le départ et que tout le monde soit d’accord.

    4) Sutures

    Tout est possible théoriquement.
    En pratique je ne suture que les petites plaies. (et encore quand je ne suspecte pas de lésion sous-jacente des tendons etc…)
    Pas de biopsie et autres joyeusetés (mais d’autres MG le font)
    Ca a tendance à me mettre en retard oui.
    Au pire si je n’ai vraiment pas le temps, je fais un pansement propre et j’envoie aux urgences.

    Les kits de suture, c’est moi qui les achète.
    Je suis seul pour suturer mais si vraiment il y a une grosse galère je peux appeler mes associés. (jamais eu besoin)

    5)
    MEOPA = non pas possible, si besoin de MEOPA, j’envoie aux urgences.

    Azote liquide : Non, sauf solution type Histofreezer que tu commandes chez un fournisseur de matériel médical. (là ou tu achetes les draps d’examen, les abaisses langues …)

    DASRI : J’ai trouvé le moins cher en demandant à mes confrères. Boite de 5 litre changée tous les 3 mois (ou plus souvent) 15 euros par boite. (récupération au cabinet, changement de boite, élimination )

    Le matériel réutilisable, je n’utilise plus. Que de l’usage unique sous blister stérile.
    Sinon, il est possible de stériliser (Stéranios puis poupinelle)

    6) Mode d’exercice

    Je ne connais pas bien le système, mais je pense que si le remplaçant est dans ton cabinet au moment où tu travailles habituellement, c’est TON remplaçant et donc cheques à ton nom.
    Cheques au nom du médecin titulaire du cabinet le reste du temps.

    Gardes

    Théoriquement, la participation aux gardes est basée sur le volontariat.
    En pratique, il faut une bonne raison pour ne pas faire ses gardes.
    J’étais sur le planning de garde 1 semaine après mon installation, alors que je n’avais rien demandé …
    Mais bon, ça fait 2 ans que je n’ai pas fait de garde. J’ai tjs trouvé un remplaçant pour me les faire … ^^

    Chez moi, le planning de garde est géré par une association de permanence des soins à laquelle on cotise à peu près tous.
    Le planning est décidé arbitrairement par un logiciel informatique (pour garantir l’équité) mais rien n’empèche les échanges de garde.

    7) Informatique

    On ne décide pas toujours. Si tu t’installes dans un cabinet moderne en réseau, tu devras, par souci de collaboration, utiliser celui déjà en place.
    Sinon, il faut faire des remplacements pour se faire une idée des logiciels qui te conviennent.
    Personnellement, j’utilise ALMAPRO et j’en suis très satisfait. Il est interfacé avec la BCB (qui coûte autour de 300 euros par an)

    Voilà, j’espère avoir répondu à tes questions.

  13. Coucou,
    Je vais répondre à tes questions sans lire ce que les autres ont écrit, ça fera plus spontané.

    1) Mobilité.
    Tu prends les choses à l’envers.
    Il n’est pas impossible de déménager après l’installation mais c’est un tel drame pour les patients et un tel bordel administratif que tu peux difficilement le faire plus d’une ou deux fois dans ta carrière.

    Il est plus logique de faire d’abord des remplacements (ou des collaborations) qui te permettront de voyager à ta guise.
    Quand tu trouveras un coin qui te plait bien, alors seulement tu t’installeras.

    2)Secrétaire
    Avoir une secrétaire physique sur place coûte une véritable fortune, tu dois gérer les feuilles de paie, les arrêts maladie, les vacances …
    A moins d’être dans un très grand cabinet, je te conseilles vivement un secrétariat téléphonique. (tu peux reprendre la ligne quand tu veux et c’est BEAUCOUP moins cher)

    3) Les autres

    Pour te faire une idée, il faut les remplacer. Tu découvres leur façon de travailler.
    S’installer avec des gens que l’on apprécie est un plus non négligeable.

    Si tu veux travailler à mi-temps, c’est possible mais il faut dire dés le départ et que tout le monde soit d’accord.

    4) Sutures

    Tout est possible théoriquement.
    En pratique je ne suture que les plaies. (et encore quand je ne suspecte pas de lésion sous-jacente des tendons etc…)
    pas de biopsie et autres joyeusetés (mais d’autres MG le font)
    ça a tendance à me mettre en retard oui.
    Au pire si je n’ai vraiment pas le temps, je fais un pansement propre et j’envoie aux urgences.

    Les kits de suture, c’est moi qui les achète.
    Je suis seul pour suturer mais si il y a une vraiment grosse galère je peux appeler mes associés. (jamais eu besoin)

    5)
    MEOPA = non pas possible, si besoin de MEOPA, j’envoie aux urgences.

    Azote liquide : Non, sauf solution type Histofreezer que tu commandes chez un fournisseur de matériel médical. (là ou tu achetes les draps d’examen, les abaisses langues …)

    DASRI : J’ai trouvé le moins cher en demandant à mes confrères. Boite de 5 litre changée tous les 3 mois (ou plus souvent) 15 euros par boite. (récupération au cabinet, changement de boite, élimination )

    Le matériel réutilisable, je n’utilise plus. Que de l’usage unique sous blister stérile.
    Sinon, il est possible de stériliser (Stéranios puis poupinelle)

    6) Mode d’exercice

    Je ne connais pas bien le système, mais je pense que si le remplaçant est dans ton cabinet au moment où tu travailles habituellement, c’est TON remplaçant et donc cheques à ton nom.
    Cheques au nom du médecin titulaire du cabinet le reste du temps.

    Gardes

    Théoriquement, la participation aux gardes est basée sur le volontariat.
    En pratique, il faut une bonne raison pour ne pas faire ses gardes.
    J’étais sur le planning de garde 1 semaine après mon installation, alors que je n’avais rien demandé …
    Mais bon, ça fait 2 ans que je n’ai pas fait de garde. J’ai tjs trouvé un remplaçant pour me les faire … ^^

    Chez moi, le planning de garde est géré par une association de permanence des soins à laquelle on cotise à peu près tous.
    Le planning est décidé arbitrairement par un logiciel informatique (pour garantir l’équité) mais rien n’empèche les echanges de garde.

    7) Informatique

    On ne décide pas toujours. Si tu t’installes dans un cabinet moderne en réseau, tu devras, par souci de collaboration, utiliser celui déjà en place.
    Sinon, il faut faire des remplacements pour se faire une idée des logiciels qui te conviennent.
    Personnellement, j’utilise ALMAPRO et j’en suis très satisfait. Il est interfacé avec la BCB (qui coûte autour de 300 euros par an)

    Voilà, j’espère avoir répondu à tes questions.

  14. Radéchan, médecin de campagne, pas de secrétaire. dit :

    Ouaaaa ! Ouaaaaaaaaa ! Le post qui tue TOUT. Remplacer dans 10 cabinets !? J’ai remplacé temps plein pendant 2 ans, et j’ai du faire 15 cabinets grand maximum ! 4 patients/j au bout de 6 mois, 300 € de déficit quotidien, re ouaaaaa ! On était déjà à moins de 10 % d’installation en libéral, avec ton post on va être en négatif 😉

  15. wain" dit :

    Bonsoir,
    je ne suis pas médecin, dc ma petite contribution ne prétend pas avoir la pertinence des réponses précédentes, mais d’un point de vue de patiente, (en réponse à ton commentaire « travail en réseau » ) , il me semble évident que mon MG travaille en réseau avec d’autres professionnels de santé, même s’il est installé en solo en pleine zone rurale : pr les pathologies courantes, évidemment, il gère seul, mais dès qu’une question est moins ordinaire à traiter, il active son réseau…
    Depuis le coup de fil au spécialiste en passant par les conseils quant au cabinet d’infirmier apte à prélever sur un bébé , depuis les prescriptions « vers » des spécialistes jusqu’au coup de fil avec le pharmacien pr faciliter la logistique globale …
    Clairement, c’est l’un des points qui font la « valeur » de mon médecin généraliste, sa capacité à s’appuyer sur son réseau pour apporter une réponse adaptée aux cas que ma famille et moi lui soumettons, sans se contenter d’une réponse toute faite si le besoin s’en fait sentir.
    Pr un patient – notamment en zone rurale où les kms montent vite qd il faut aller chez un spé ou à l’hôpital – c’est précieux. Et j’ai comme l’impression qu’il ne se sent pas affreusement isolé 😉

  16. goldoralex dit :

    il y a plusieurs façons d’envisager la collaboration, au départ c’est un moyen de travailler comme un installé avec sa propre clientèle sans réel engagement mutuel (plus une coloc qu’un mariage).
    Créer une clientèle ça prend du temps, si tu veux être mobile, il faut partir vers une collaboration sur une clientèle déjà constituée (pas sur l’équivalent d’une installation en création).
    plusieurs possibilités:

    la collaboration type remplacement régulier (cf jaddo) tu exerces dans le cabinet d’un ou plusieurs médecins pendant ses/leurs jours d’absence respectif, c’est vraiment plus proche d’un remplacement: pas de clientèle fidélisée par tes soins (sauf qques uns qui préfèreront te voir toi)
    mais l’ordre considère ça comme une collaboration. Si ton ordre départemental est pas trop borné, mieux vaut rester remplaçant, pas de gestion du administrative ou comptable pour toi, pas de tva sur la rétrocession/redevance pour le titulaire.

    la collaboration/création avec 1 ou plusieurs médecins qui débordent d’activité et veulent un « associé » supplémentaire tu travailles en même temps qu’eux dans ton bureau perso, au début du est le choix par défaut des patients mais tu fidélisera rapidement certains patients car tu seras plus accessible. Tu peux aussi choisir ta charge de travail

    la collaboration/succession: tu reprends une clientèle déjà constituée soit en vue d’une installation, soit en attendant de trouver un successeur définitif, soit en restant collaborateur dans la durée. Les titulaires attendront de toi que tu travailles autant que ton prédecesseur.

    sauf à être remplaçant régulier, la collaboration sous entend de s’occuper fidèlement d’une clientèle, donc un engagement à moyen terme (on compte en années) ou à long terme (si on envisage une installation définitive). La mobilité n’est pas aussi grande qu’en remplaçant mais ça permet de suivre un(e) conjoint(e) en cas de mutation qques années après.

    Si tu cherches à travailler environ 1 an au même endroit, dans 1 voire 2 cabinets, je ne vois que la collaboration transitoire au sein d’un cabinet qui cherche un nouvel associé ou un successeur.

    A noter qu’il est possible de remplacer tout en étant collaborateur: tu remplaces kes jours de la semaine ou tu n’es pas collaborateur, voire des semaines entières dans le même ou d’autres cabinets (ex périodes de vacances scolaires) à conditions que ces périodes soit autorisées par le/les titulaires, notées sur le contrat et validées par l’ordre.

    Pour le comparatif avantage inconvénient, je poste une réponse dans ton billet suivant.

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